Mémoire, un héritage collectif

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Récits, savoirs et savoir-faire font partie des éléments fondamentaux qui forment notre mémoire collective. Transmise de génération en génération, elle façonne notre identité et s’exprime dans notre patrimoine, nos traditions, nos pratiques et nos fêtes. Cet héritage collectif qui vit en chacun de nous est une précieuse richesse qu’il est important de sauvegarder. Chaque individu détient un rôle à jouer dans le partage de cette mémoire, c'est pourquoi la personne est au centre de la mission du Musée.

Des personnes vous invitent à pénétrer au cœur de leur mémoire dans une exposition où s’entrelacent l’humain, le patrimoine immatériel et la transmission.

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Salut ! Je m'appelle Mémo. Je suis curieux et j’adore découvrir de nouvelles traditions. On m’a dit qu’au Musée nous rencontrons des personnes qui ont des savoirs à partager. On les appelle les porteurs et porteuses de mémoire. Suis-moi à travers l'exposition pour les découvrir avec moi !

Découvrez les huit sous-thèmes de l’exposition

Les indices du 8e sous-thème seront publiés sur Facebook et BlueSky, le lundi 27 avril

Le 8e sous-thème sera révélé sur cette page, le dimanche 3 mai

Le septième sous-thème : Le conte

7 de 8 Le conte

La performance de la parole

Au 20e siècle, l’avènement de la modernité entraîne un changement de mœurs chez les Canadiens français. Le déclin des traditions orales transmises de génération en génération s’accentue au fil des décennies. Dans un esprit de sauvegarde, l’anthropologue et ethnologue Marius Barbeau (1883-1969) entreprend des travaux de collecte de contes et de chansons populaires dès 1914. Il va à la rencontre de personnes porteuses d’un riche répertoire dans diverses régions du Québec. À sa suite, l’ethnologue et folkloriste Luc Lacourcière (1910-1989) fonde en 1944 les Archives de folklore de l’Université Laval pour préserver les traditions orales francophones nord-américaines.

À partir des années 1990 s’initie un phénomène mondial de renouveau du conte. Au Québec, l’univers de la tradition orale interpelle une nouvelle génération. De jeunes conteurs suivent le chemin tracé par des Jocelyn Bérubé et Alain Lamontagne et se produisent sur diverses scènes. Le conte déborde de la sphère privée et se spectacularise.

Un répertoire à raconter

Au 20e siècle, l’avènement de la modernité entraîne un changement de mœurs chez les Canadiens français. Le déclin des traditions orales transmises de génération en génération s’accentue au fil des décennies. Dans un esprit de sauvegarde, l’anthropologue et ethnologue Marius Barbeau (1883-1969) entreprend des travaux de collecte de contes et de chansons populaires dès 1914. Il va à la rencontre de personnes porteuses d’un riche répertoire dans diverses régions du Québec. À sa suite, l’ethnologue et folkloriste Luc Lacourcière (1910-1989) fonde en 1944 les Archives de folklore de l’Université Laval pour préserver les traditions orales francophones nord-américaines.

À partir des années 1990 s’initie un phénomène mondial de renouveau du conte. Au Québec, l’univers de la tradition orale interpelle une nouvelle génération. De jeunes conteurs suivent le chemin tracé par des Jocelyn Bérubé et Alain Lamontagne et se produisent sur diverses scènes. Le conte déborde de la sphère privée et se spectacularise.

Image Description 1. CQPV, photo Annie Tétreault 2. La chasse-galerie au-dessus de Saint-Jean-Port-Joli, Jean-Claude Dupont

Nous sommes

Témoins Sujets
Michel Faubert Pratique du conte
Alfred Gagnon Répertoire de contes
Jocelyn Bouchard La Coureuse des grèves
Gilles Viel La légende de l’oie blanche
Christine Pelletier Pratique du conte
Maïté Pageau La Dame blanche

1 de 8. La Mi-Carême

S’ancrer dans une tradition insulaire

Edith Rousseau est originaire de Saint-Antoine- de-l’Isle-aux-Grues. Dès son enfance, elle assiste avec ses parents à la tournée des mi-carêmes de maison en maison.

En 2003, elle intègre un regroupement de couturières et confectionne son premier costume : le Galonné, un personnage typique de l’île aux Grues caractérisé des galons cousus sur son vêtement noir et par son chapeau rappelant une mitre d’évêque.

Chaque année, les couturières choisissent une thématique et fabriquent de nouveaux costumes qui seront dévoilés le samedi, lors du dernier soir des festivités. La création de costumes demande de nombreux savoir-faire, dont la broderie. Ces connaissances lui ont été transmises par sa grand-mère et d’autres artisanes de l’île.

Edith Rousseau s’implique dans l’organisation des fêtes de Mi-Carême et au moment venu, elle court la Mi-Carême presque tous les soirs. Elle souhaite transmettre sa passion et ses savoir-faire à son fils. Son but : perpétuer la tradition comme tant d’insulaires avant elle.

Allons courir la Mi-Carême

Le carême est une pratique chrétienne qui précède Pâques et dure quarante jours. Ce temps de jeûne, d’abstinence, de privation et de prières a été instauré à l’Antiquité. Au Moyen Âge, en réaction aux règles sévères établies par le clergé, plusieurs personnes revendiquent un moment de pause : la Mi-Carême.

La Mi-Carême débute au vingtième jour du carême. Ces festivités sont l’occasion de manger, de socialiser, de se costumer et de se masquer, pour « courir la Mi-Carême ». Ceci consiste à passer de maison en maison en tentant de ne pas être reconnu. Dans certaines régions, jusqu’aux années 1960, seuls les hommes avaient la permission du clergé pour « courir la Mi-Carême ».

À partir du milieu des années 1960, l’assouplissement des règles du carême et l’exode rural entraînent la quasi-disparition de la Mi-Carême. Aujourd’hui, au Québec, seules trois localités perpétuent la tradition : L’Isle-aux-Grues, Natashquan et Fatima aux Îles-de-la-Madeleine.

Image Description Edith Rousseau et son équipe, mars 2025, fonds Edith Rousseau/Tourisme Isle-aux-Grues

Nous sommes reconnaissants envers les personnes qui ont témoigné sur la Mi-Carême.

TémoinsSujets
Edith RousseauLa Mi-Carême à L’Isle-aux-Grues
Céline PelletierCostume du guenilloux
Gina VézinaSouvenir d’enfance de Mi-Carême
Eugène GagnéLa Mi-Carême à l’Île-aux-Oies
Jeanne-d'Arc BernierRecevoir des mi-carêmes

2 de 8. Le canot à glace

Canotier de père en fils

De l’eau glacée dans les veines : c’est ainsi que Jean-François Lachance décrit sa famille, canotiers sur glace depuis huit générations. Issu de la septième génération des Lachance de l’île au Canot, il grandit en accompagnant son père François sur le fleuve et au chantier familial à Montmagny. Son père et ses oncles y construisent des canots à glace, selon leurs techniques ancestrales, pour participer aux compétitions à travers la province. Cela éveille chez lui une passion qui le poussera à intégrer une équipe de compétition de canot à glace, à 19 ans.

La passion de Jean-François Lachance pour le fleuve est également une vocation : capitaine de métier et entrepreneur, il est copropriétaire, avec son frère Dominique, de Croisières Lachance et président des Embarcations 4 saisons. Celle-ci produit le UMA-17, une embarcation développée grâce aux savoir-faire familiaux pour le sauvetage en eau libre ou sur glace.

D’une traversée par nécessité à un loisir sportif

Pour traverser le fleuve gelé, les Autochtones de la vallée du Saint-Laurent utilisaient des canots d’écorce de bouleau. Ce savoir est transmis aux colons, qui fabriquent ensuite des pirogues creusées, plus solides, puis des canots en planches de chêne. Les bateaux à vapeur et les ponts remplacent les canots à compter de la fin du 19e siècle. Toutefois, entre l’île aux Grues et Montmagny, de lourdes embarcations en bois sont utilisées jusqu’à l’arrivée d’un service régulier de transport aérien en 1980.

La première course en canot à glace a lieu en 1894 entre Québec et Lévis. Après quelques tentatives, la pratique renaît comme sport en 1955, lorsque le Carnaval de Québec l’ajoute à ses festivités. D’abord surtout pratiquée par des insulaires, elle s’est ouverte à tous compétitivement, y compris aux femmes en 1985. De nos jours, les canots de forme allongée, beaucoup plus légers, sont fabriqués avec des matériaux synthétiques et une armature d’aluminium.

Image Description Fonds Jean-François Lachance 2. Course de canots, Carnaval de Québec 2011, photo Raynald Bilodeau

Nous sommes reconnaissants envers les personnes qui ont témoigné sur le canot à glace.

Témoins Sujets
Jean-François Lachance Pratique du canot à glace
Eugène Gagné Pratique du canot à glace
André Proulx Se rendre à l’Isle-aux-Grues en canot pour faire des accouchements
François Lachance Pratique du canot à glace
Nicolas Roulx Expédition en canot

3 de 8. La correspondance

Tout donner pour son pays

Raymond Lévesque (1917-1989) naît dans le comté de Kamouraska, à Saint- Gabriel-Lalemant. Il quitte son village natal pour étudier à l’École de laiterie de Saint-Hyacinthe puis devient inspecteur des produits laitiers.

En 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale, il rejoint volontairement le Royal 22e Régiment. Quelques mois après son départ, sa fiancée Eugénie Saint-Pierre, restée au pays, donne naissance à leur enfant. Ils ne sont pas mariés. Un choix déchirant s’impose : l’enfant sera confié en adoption.

C’est en Angleterre que Raymond Lévesque sert son pays. Son expérience militaire le marque profondément. Il parle rarement de cette période. De retour au Canada, en 1943, il épouse Eugénie. Ils auront neuf autres enfants, dont l’un meurt en bas âge. Le couple acquiert une maison neuve à Saint-Georges-de-Beauce grâce aux prêts aux anciens combattants. Raymond Lévesque devient technicien en foresterie, ce qui l’amène à déménager avec sa famille à Ottawa, où il finira ses jours.

À chaque époque ses mœurs

La correspondance de Raymond Lévesque à sa fiancée témoigne d’un récit empreint d’amour, d’espoir et de déchirements. Déjà engagé dans l’armée lorsqu’il apprend la grossesse d’Eugénie, il montre dans ses lettres sa volonté de reconnaître l’enfant. Loin d’être singulière, l’histoire du couple ouvre une fenêtre sur les mœurs du passé.

Durant les années 1940, environ 31 900 bébés naissent hors mariage au Québec, soit près de 3 % des enfants. Bien que plusieurs « filles-mères » désirent garder leur enfant, la famille, la pression sociale et la religion les contraignent souvent à s’en séparer. Ces nourrissons sont confiés à une crèche pour être adoptés. Certains le seront hors Québec, même aux États-Unis, en France et en Amérique latine.

Malgré les jugements et la gêne, des mères célibataires gardent leur poupon. D’autres conviennent avec la crèche de revenir chercher leur enfant après s’être mariées ou avoir trouvé une solution pour leur avenir et celui de l’enfant.

Image Description

Merci...

Témoins Sujets
Raymond Lévesque Entretenir une correspondance lors de la Deuxième Guerre mondiale

4 de 8. La mycologie

Une passion pour les champignons

C’est par l’entremise de sa grand-mère Aurore que Janik Drapeau s’initie au monde de la mycologie. Originaire de Saint-Paul-de-Montminy, elle déménage avec ses parents à Saint-Roch-des-Aulnaies, où elle grandit. Elle poursuit des études en enseignement primaire et s’installe au Kamouraska pour pratiquer sa profession.

À l’adolescence, elle s’adonne à la cueillette de champignons sauvages faciles à identifier, tels que les vesses-de-loup et les marasmes des Oréades. Elle acquiert ses savoirs par l’écoute et l’observation de son aïeule, dont elle suit les traces. Cependant, ce n’est que vers l’âge de 40 ans, lors de la découverte d’une talle de chanterelles en forêt, qu’elle décide d’approfondir l’étude de la mycologie.

Membre active du Cercle de mycologie du Kamouraska, Janik Drapeau profite de chaque occasion pour se rendre dans une clairière, une prairie ou une forêt pour découvrir, cueillir, identifier et déguster des champignons sauvages.

Une sortie en pleine nature

La mycologie est la science qui étudie les champignons. Elle s’inscrit dans diverses sphères d’activités, dont l’alimentation, l’agriculture, la pharmaceutique, la biotechnologie, l’environnement, les textiles et les cosmétiques.

Le botaniste René Pomerleau (1904-1993) a été l’un des premiers vulgarisateurs scientifiques dans le domaine de la mycologie. Il a rendu cette science accessible, compréhensible et attrayante pour les Québécois. Il a formé des dizaines de scientifiques et éveillé le grand public à la cueillette sécuritaire et à la connaissance des espèces.

En 1950, le Club des mycologues amateurs de Montréal est fondé. Quelques dizaines de cercles se forment par la suite. Ensemble, ils ont répertorié plus de 3 200 espèces de champignons au Québec.

Du mois de mai jusqu’aux premiers gels, les amateurs de mycologie sont actifs sur le terrain. Ils effectuent des sorties d’observation et de cueillette. Trouver le bon emplacement pour cueillir et faire l’identification rigoureuse des spécimens cueillis exige d’excellentes connaissances.

Image Description 1. Photo MMV 2. Amanites tue-mouches, fonds Janik Drapeau

Témoins Sujets
Janik Drapeau La pratique de la mycologie
François Ribordy La pratique de la mycologie

5 de 8 La danse et la culture wolastoqey

Danser son identité

L’artiste en danse Ivanie Aubin-Malo est interprète, chorégraphe et commissaire. Membre de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, elle passe son enfance à Longueuil. Elle grandit loin du Wolastokuk, le territoire ancestral de sa Nation, qui s’étend de la rive sud du fleuve Saint-Laurent jusqu’à la baie de Fundy. L’intention d’habiter le Wolastokuk la guidera lors de l’achat de sa première maison, orientant ses recherches entre Lévis et Rivière-du-Loup.

En 2014, elle devient professionnelle en danse contemporaine. Pour Ivanie Aubin-Malo, la danse est un moyen d’expression. Elle lui permet de mettre en valeur ce qu’elle porte culturellement. En 2015, âgée de 24 ans, elle reçoit les enseignements de la danse Fancy Shawl auprès de son mentor, Curtis Joe Miller, à Vancouver. Le Fancy Shawl fait partie des nombreuses danses pow-wow qui sont partagées et pratiquées par les Premières Nations à travers toute l’île de la Tortue (l’Amérique du Nord).

Une culture qui se vit au rythme des vagues

Les Wolastoqiyik, le peuple de la belle et généreuse rivière, forment une Nation composée de huit communautés, dont une au Maine, six au Nouveau-Brunswick et une seule au Québec : les Wolastoqiyik Wahsipekuk. Cette communauté possède deux terres de réserve inhabitées près de Rivière-du-Loup. Les membres de la Nation sont dispersés dans la province et au-delà.

Les Wolastoqiyik ont un lien fort avec l’eau, puisque la Wolastoq (le fleuve Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick) est au centre de leur territoire ancestral. Historiquement, ils sont reconnus comme d’habiles navigateurs et portageurs. Ils sont réputés pour la fabrication de canots et de vannerie en frêne noir.

Dans l’art de certaines Nations autochtones, les doubles courbes sont un ornement récurrent. Celles-ci prennent des motifs spécifiques selon les Nations. Les doubles courbes wolastoqey évoquent des éléments importants pour la Nation, soit les vagues, le canot et certaines plantes, comme les crosses de fougères.

Image Description 1. Mario Faubert Photographe 2. La Wolastoq (fleuve Saint-Jean), N.-B., photo Treeman

Nous sommes

Témoins Sujets
Ivanie Aubin-Malo La danse comme moyen d’expression culturelle
Maxime Lizotte La cuisine comme moyen d’expression culturelle

6 de 8. L’acériculture

Courir les érables depuis 100 ans

Simon Deschênes baigne dans l’eau d’érable depuis sa tendre enfance. Il est de la troisième génération à parcourir l’Érablière Marc-A. Deschênes située au pied des Appalaches, à Saint-Jean-Port-Joli. Cette érablière est achetée en 1925 par son grand-père Albert, lors d’une criée sur le perron de l’église pour une somme de 1 400 $. En 1950, Marc-Arthur, fils d’Albert, reprend la gestion de l’érablière. À son tour, il apprendra le métier à son fils Simon, qui rachète l’érablière en 1990.

Au fil des décennies, Simon Deschênes améliore les installations et la productivité de la cabane à sucre. Il met en place un système d’osmose inversée qui réduit le temps d’évaporation et l’empreinte énergétique du sirop d’érable. Se décrivant comme un travailleur forestier, il entretient l’ensemble de son bien de manière écoresponsable. Cent ans après la première entaille réalisée par son grand-père, Simon Deschênes poursuit la tradition familiale : réaliser des produits d’érable pur à 100 %.

Sucrons-nous le bec !

Lorsque les températures montent au-dessus de 0 °C le jour et qu’elles demeurent sous le point de congélation la nuit, les érables sortent de leur dormance. C’est le signe que le temps des sucres est lancé !

Entaillage, collecte de l’eau d’érable, évaporation, filtration, transformation : le printemps est le moment le plus occupé à l’érablière. Le reste de l’année, l’entretien de la cabane à sucre et de la terre à bois occupe les acériculteurs, tout comme la transformation du sirop en produits dérivés.

Ce sont les Premières Nations qui découvrent l’eau sucrée coulant des érables et qui la consomment. Elles transmettent ce savoir aux colons européens. Grâce aux chaudrons en fer apportés d’Europe, les habitants parviennent à transformer l’eau en sirop. Des techniques et du matériel acéricoles perfectionnés sont par la suite développés. Pensons, entre autres, à l’évaporateur breveté en 1859 ou les tubulures par gravité brevetées en 1916 et sans cesse améliorées depuis.

Image Description 1. Simon Deschênes, 2025, photo Musée de la mémoire vivante 2. L’érablière Marc-A. Deschênes, 1994, fonds Érablière Marc-A. Deschênes

Nous remercions

TémoinsSujets
Simon DeschênesPratique de l’acériculture à l’érablière Marc-A. Deschênes
Marc-Arthur DeschênesPratique de l’acériculture à l’érablière Marc-A. Deschênes
Louise Leclerc DeschênesPratique de l’acériculture à l’érablière Marc-A. Deschênes
Thérèse Laberge ReidRécolte de l’eau d’érable
Janel RobertPratique de l’acériculture à sa cabane à sucre
Vallier RobertTransformation de l’érable en boissons alcoolisées
Georgette BouchardPratique de l’acériculture à la cabane de Jean-Paul Pelletier
Nathalie Lemieux Pratique de l’acériculture à son érablière
Louise DionnePartage de recettes familiales au sirop d’érable
Marthe Levasseur CouetteProduction de cornets pour le Carnaval